Zaïtsevo : l’armée ukrainienne fait du tir au pigeon de civils

Reportage du journaliste français Laurent Brayard (DONI-Press) d’une commune située droit sur la ligne de front.
Reproduit avec l’autorisation de l’auteur. Source : https://dnipress.com/en/posts/zaitsevo-larmee-ukrainienne-fait-du-tir-au-pigeon-de-civils

Samedi dans l’après-midi, en compagnie d’Andreï de l’association humanitaire russo-donbassienne B Mecte (Ensemble) nous fonçons vers le nord de Donetsk. La voiture est emplie de dizaines de paquets de couches pour bébé et de petits chauffages d’appoint électrique. Notre objectif est de nous rendre dans la bourgade de Zaïtsevo qui se trouve directement sur la ligne de front. Il reste 1 200 des 4 000 habitants d’avant la guerre qui sont sous la menace des forces ukrainiennes. A part la Croix rouge qui est allée sur les lieux une fois, directement sur le front, personne, pas même les fameux observateurs de l’OSCE ne se sont rendus sur place. Alors que nous approchons, le téléphone sonne : « les Ukrainiens bombardent le village, faire attention à l’approche ». Andreï s’inquiète pour nous, nous plaisantons et nous poursuivons le chemin.
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Le chanteur Victor Voropaev et le Mémorial de Saur Moghila

Extrait de l’article d’Emmanuel Schreiber « Impressions du Donbass assiégé » paru dans Les Temps Modernes N°683 (avril-juin 2015, p.257-274).

Victor Voropaev est un jeune chanteur-auteur-compositeur, il habite à Donetsk et gagne sa vie comme chauffeur de taxi. C’est lui qui me conduit, au retour, à Taganrog, ville de naissance de Tchékhov, sur la mer d’Azov, en Russie. Je lui demande de prendre non pas la route la plus courte, par le poste frontière de Novoazovsk, mais la route que j’avais prise à l’aller, afin de visiter le mémorial détruit de Saur Moghila. Nous prenons donc la route de Donetsk au poste frontière de Marinovka, repassant par Chakhtiorsk et Torez. Sur la route, je lui demande de chanter, ce qu’il fait sans se faire prier, bien que sans accompagnement instrumental. Sa voix est belle et prenante, ses textes sont poétiques et bien rythmés. Il publie des poèmes sur le site stihi.ru. Il me raconte son histoire, comment il est venu au chant et à la poésie. Un jour, il y a quelques années, bien avant la guerre, il roulait à Donetsk et est passé à côté d’une maison en feu. Il s’approche et voit une petite fille à la fenêtre, tenant une poupée dans les bras et lui criant: « Diadienka, s’il vous plaît, sauvez ma poupée » [Diadienka, diminutif de « Diadia », « petit oncle », est le mot par lequel les enfants s’adressent à une grande personne]


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Interview avec un commandant de l’ « Armée syrienne libre », un des représentants de l’opposition « modérée »

Aujourd’hui les négociations sur la paix en Syrie, sous l’égide de l’ONU, sont reportées en raison d’absence de l’accord au sujet de représentants de l’opposition, parmi lesquels les pays d’Occident souhaiteraient voir des chefs de groupes décidément terroristes. Ce reportage, contenant une interview avec un des principaux représentants de l’opposition « modérée », en dit long sur le caractère « modéré » de ces groupes et sur leurs rapports avec Daesh. Reportage de Marat Saitchenko et Semion Pegov dans l’émission « Correspondant spécial » du 11.11.2015

Sous-titrage EdT

La vérité sur la situation en Syrie. Interview avec Mme Roueida KHOURY, présidente de l’association « Chrétiens de Syrie pour la paix ».

Les médias occidentaux n’arrêtent pas de raconter que Bachar el Asad – une incarnation du diable sur Terre – fait la guerre contre l’« opposition modérée ». Qu’est ce qui se cache derrière ce terme ? Qui sont ces groupes qui bénéficient du soutien quasi-total des pays de l’OTAN ? Comment était la Syrie avant la guerre ? Au nom de quoi a été détruit et plongé dans le chaos ce pays paisible où toutes les religions cohabitaient ? Comment vit la population au quotidien ?

Interview avec Mme Roueida KHOURY, présidente de l’association « Chrétiens de Syrie pour la paix »

Paris, le 6 octobre 2015

Réalisé par EdT


Interview avec Roueida KHOURY par Edt

Sommaire: 
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Le Rouge contre le Noir

Article de Célestin Komov

L’assimilation de l’Union Soviétique de l’époque de Staline à l’Allemagne hitlérienne est un des points clés de la propagande à laquelle on expose la population déjà depuis plusieurs décennies. Télévision, presse, radios, Internet, manuels scolaires, livres, ouvrages universitaires, expositions… tous clament avec acharnement que l’URSS a été un pays terrible, un Empire du mal… qu’au XXe siècle il y a eu deux monstrueux totalitarismes qui se valent : celui de Hitler et celui de Staline. La différence entre eux se réduirait à la couleur ; l’Union Soviétique de l’époque de son essor aurait été non pas l’antagoniste principal du fascisme, mais son homologue : le « fascisme rouge », alias communisme.

Il faut reconnaître que cette opération idéologique anti-soviétique et anti-communiste a été vraiment très réussie. Aujourd’hui, l’écrasante majorité des Français croit fermement et aveuglement au canular. Notons, en plus, l’efficacité multiple de la feinte : tout en dénigrant l’Union Soviétique (et avec elle l’idée communiste en tant que telle, ainsi que tous les mouvements qui s’en inspirent), elle permet du même coup de blanchir le fascisme, ou en tout cas de diluer son aura négative, en préparant le terrain pour sa remise à l’ordre du jour sous de nouvelles formes ; sans parler du dédouanement du capitalisme, délivré ainsi du fâcheux contre-exemple difficile à refouler.

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La Guerre des mondes

Les images apocalyptiques filmées à Homs, en Syrie, font penser à la responsabilité des pays occidentaux pour l’installation du chaos au Proche Orient. Les Etats-nations démantelés par le bloque d’OTAN en Irak, en Libye, en Syrie, se sont transformés en enfer humain et ont cédé la place à des forces les plus sinistres…
La Guerre des mondes
Film du journaliste russe Eugeny Popov
Dans l’émission « Correspondant spécial » sur la chaîne « Rossija », 28.10.15
Sous-titrage français EdT

 

La terre natale d’Aylan Kurdi

Le monde entier a été touché par la photo d’un petit garçon de 3 ans mort noyé lors de la fuite de sa famille de leur terre natale. Ce garçon s’appelait Aylan Kurdi. Il est une de victimes des destructions au Proche Orient. Pourquoi des milliers de civiles sont obligés de quitter leur terre ? Contre quel grand mal se battent les courageux kurdes, aux côtés d’autres citoyens de Syrie, et qu’est ce qui est en jeu ?…

La terre natale d’Aylan Kurdi
Reportage d’Alexandre Rogatkine
Emission « Correspondant spécial » du 16.09.2015, chaîne « Rossija »
Sous-titrage EdT

La situation politique en Russie : Conférence d’EOT à la librairie Tropiques

Le 19 mars 2015 la librairie Tropiques (56 et 63 Rue R. Losserand 75014 Paris) a organisé une conférence des membres d’EOT-France sur le thème « La situation politique en Russie ».
Voici les vidéos de cette conférence réalisées par nos amis de la Librairie Tropiques :

Sur le site de la Librairie : http://www.librairie-tropiques.fr/2015/03/poutine-face-a-ses-communistes-vive-les-ruskofs.html
Première partie – Le contexte historique et géopolitique général, et ses rapports avec la situation sociale et politique en Russie


Deuxième Partie – L’opposition de gauche au « système Poutine » :
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Notre position : La Russie, le communisme, la situation actuelle…

EdT estime que le chemin adopté par notre pays depuis 24 ans mène vers une catastrophe. La crise globale économique, financière et humanitaire n’a pas de solution dans le système des coordonnées existant. Le système capitaliste se dirige vers l’instauration d’un monde des castes, d’une inégalité et injustice sans précédent, avec la dictature féroce des élites qui ont rejeté l’Humanisme et le Progrès. Le moment est décisif pour la civilisation humaine. Soit le capitalisme actuel se transformera en la plus inhumaine des sociétés qui ont jamais existé sur terre, soit il sera vaincu par la seule idée qui en a le potentiel : le communisme.

La Russie actuelle comparativement à l’URSS, est un pays faible. La régression suite à la Perestroïka a détruit l’économie, le social, la culture. Le pays vit essentiellement au dépens de ce que nous ont laissé les générations précédentes. Mais malgré tout cela, il y a quelque chose de vivant, quelque chose qui permet de ne pas succomber complètement au monde de la consommation maladive et de la perte du sens de vie dans l’individualisme égocentrique. Il y a encore la mémoire des valeurs, des buts, de l’espoir, des bases de l’éducation qui subsistent de l’URSS.
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